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Pour les pharmacies d'officine

Une ordonnance périmée ne devrait pas faire repartir un patient les mains vides.

Un traitement chronique stabilisé, une ordonnance dépassée, un médecin traitant injoignable dans la journée. Un médecin généraliste évalue la demande et rend une ordonnance en moins de 2 heures ouvrées — ou refuse, s'il ne peut pas se prononcer.

Le moment précis où ça bloque

Vos options actuelles, quand le patient est devant vous :

  • La dispensation exceptionnelle ne couvre qu'un dépannage court, sur traitement chronique déjà instauré. Elle ne règle pas le fond.
  • Renvoyer vers le médecin traitant : souvent injoignable le jour même, parfois plusieurs semaines de délai.
  • Renvoyer vers les urgences ou une maison de garde : disproportionné pour un renouvellement d'antihypertenseur.
  • Ne rien faire : le patient repart sans traitement — et sans délivrance.

Le dernier cas est le plus fréquent. C'est celui qui coûte le plus, au patient d'abord.

Ce que nous proposons, et rien de plus

  1. Le patient remplit un questionnaire en ligne.
  2. Un médecin généraliste inscrit à l'Ordre l'évalue — et peut refuser.
  3. Ordonnance rendue en moins de 2 heures ouvrées.
  4. Le patient se fait délivrer dans la pharmacie de son choix.

Pas de logiciel à installer, pas de compte à créer, aucun engagement à signer.

Ce qui est renouvelé, ce qui ne l'est pas

Dans le périmètreHors périmètre
Renouvellements de traitements chroniques stabilisésStupéfiants, opioïdes forts
Kinésithérapie, soins infirmiers, orthophonie, podologie, orthoptiePsychotropes en initiation
Imagerie, biologie de suiviPrimo-prescriptions
Dispositifs médicaux, pansementsToute situation nécessitant un examen physique

Tarifs, payés par le patient

  • Soins infirmiers (IDEL) : 30 €
  • Kinésithérapie, orthophonie, podologie, orthoptie, imagerie : 35 €

Service hors parcours de soins, non remboursé par l'Assurance Maladie. Le patient en est informé avant tout paiement. L'officine ne paie rien.

Le cadre déontologique : ce que cette offre ne fera jamais

C'est le cœur de la proposition. Un service qui vous approcherait avec une commission vous exposerait, vous, devant votre Ordre.

Article R.4235-27 du code de la santé publique : « Tout compérage entre pharmaciens et médecins […] est interdit. On entend par compérage l'intelligence entre deux ou plusieurs personnes en vue d'avantages obtenus au détriment du patient ou de tiers. » L'article R.4127-23 pose l'interdiction symétrique côté médecin.

Ce que nous ne ferons jamaisPourquoi
Verser une commission, une rétrocession ou un avantage en natureCompérage — R.4235-27 / R.4127-23
Signer une exclusivité avec une officineCompérage et atteinte au libre choix
Orienter le patient vers une pharmacie désignéeLibre choix du pharmacien — R.4235-21
Faire figurer un nom d'officine sur l'ordonnanceLibre choix du pharmacien
Attribuer un code officine ou tracer l'origine des demandesRecréerait précisément le lien d'intérêt prohibé

Le seul bénéfice pour votre officine est indirect : un patient qui repartait sans traitement revient avec une ordonnance valide, et se fait généralement délivrer là où il a l'habitude d'aller. Ce n'est pas un avantage obtenu au détriment du patient ou d'un tiers — c'est le résultat normal d'un problème résolu.

Avez-vous le droit d'en informer vos patients ?

Le décret n° 2026-156 du 3 mars 2026 a refondu la sous-section « Information et publicité » du code de déontologie des pharmaciens, en vigueur depuis le 6 mars 2026.

L'article R.4235-40 prévoit désormais que le pharmacien est « libre de communiquer au public, par tout moyen y compris un site internet, des informations contribuant au libre choix du pharmacien, relatives notamment à ses compétences, son parcours et ses conditions d'exercice », dès lors que cette communication est loyale et honnête. L'article R.4235-50 ajoute qu'elle doit être exempte de témoignages de tiers, de comparaison avec d'autres pharmaciens et de toute allégation trompeuse.

Informer un patient qu'un service existe relève donc de l'information, pas de la sollicitation prohibée. Une limite subsiste : l'article R.4235-53 exclut la publicité dans les cabinets de professionnels de santé.

Nous ne fournissons ni PLV, ni vitrine, ni argumentaire de vente. Ce que nous vous demandons se limite à savoir que le service existe, pour pouvoir en parler à un patient bloqué — comme vous informeriez de l'existence d'une maison médicale de garde.

Questions fréquentes

L'officine touche-t-elle une commission ?

Non, et ce n'est pas négociable. L'article R.4235-27 interdit le compérage entre pharmaciens et médecins. Aucune commission, aucune rétrocession, aucun avantage en nature. Si une contrepartie financière est demandée, la réponse est non et l'échange s'arrête là.

Le patient est-il dirigé vers une pharmacie en particulier ?

Jamais. Aucun nom d'officine ne figure sur l'ordonnance. L'article R.4235-21 interdit de porter atteinte au libre choix du pharmacien par la clientèle : le patient se fait délivrer où il le souhaite.

Combien cela coûte-t-il à l'officine ?

Rien. Le service est payé par le patient (30 € en soins infirmiers, 35 € pour les autres verticales), hors parcours de soins et non remboursé. Aucun logiciel, aucun compte, aucun engagement.

Le médecin peut-il refuser ?

Oui, et il refuse quand le dossier ne permet pas de se prononcer à distance. Aucune ordonnance n'est automatique. Primo-prescriptions, stupéfiants, psychotropes en initiation et toute situation nécessitant un examen physique sont hors périmètre.

Le médecin traitant est-il court-circuité ?

Non. Il s'agit d'un renouvellement de traitement déjà instauré, pas d'une reprise en main du suivi. Le patient est encouragé à informer son médecin traitant, et le service ne se substitue pas à la relation de suivi.

Nous écrire

Si le sujet vous parle, ou si vous voyez un angle mort dans ce que nous décrivons ici, votre retour nous intéresse davantage qu'une signature : les cas où le service a débloqué une situation, et ceux où il n'a pas convenu.

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